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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:31

En rentrant de ma formation ce soir, mon père me dit "Tous les logements sociaux libres ont été bloqués pour reloger les 92 familles qui ont perdu leur logement dans l'incendie de Roubaix." MA-GNI-FI-QUE ! Le maire de Tourcoing va-t-il réellement accélérer le traitement de mon dossier avec tout ça ?  Et oui, il fallait s'en douter : ces 92 familles qui ont tout perdu, il faut bien les reloger. Et ceci est sans compter la démolition des blocs d'appartements sur Tourcoing. Et oui, parce que c'est bien beau de construire, construire et construire. Mais tout le monde peut constater, par exemple au quartier Belencontre, que si de jolis appartements avec des couleurs vives poussent, juste en face, on abat des barres entières de logements. Tous ces gens qui y vivaient ne se retrouvent pas à la rue. 

 

 

«En France, par exemple, le gouvernement construit beaucoup d'HLM. En moyenne, 100 000 nouvelles unités par année sont complétées. C'est une somme considérable mais le problème, c'est que presque autant d'unités sont démolies parce qu'elles sont devenues inhabitables. Finalement, il n'y a pas vraiment de nouveaux logements sociaux disponibles, alors les listes d'attente stagnent», remarque Daniel Gill, professeur d'urbanisme à l'Université de Montréal.

 

 

Mais ces démolitions, accidentelles ou programmées, permettent-elles également, de faire un "tri" dans les bénéficiaires de logement social ? Combien de ces familles occupaient un logement HLM alors qu'elles avaient acquis, avec le temps (et de nouvelles sources de revenus) les moyens de louer dans le parc privé ou de louer un logement plus adapté à la composition de leur foyer (peut-être un enfant a-t-il pris son indépendance depuis que la famille X est entrée dans le logement, peut-être y a-t-il eu une naissance ? etc etc) ?

 

 

En plus de l'apport en nouveaux logements qui est à peu près nul en fin de compte, les listes d'attente françaises stagnent parce que les gens qui ont la chance d'habiter dans un HLM ne veulent plus en sortir, même si leur situation financière s'améliore un peu. «Il y a beaucoup de précarité dans l'emploi, alors les gens n'osent pas quitter leur HLM de peur de perdre leur emploi et de ne plus être capables de payer.»

 

 

En 5 ans, ma situation a changé : je suis passée d'un revenu de 700€ par mois à un RSA de 450€. Je suis passée du statut étudiant au statut de jeune diplômée au chômage. Au cours des 3 derniers mois, mon état de santé s'est aussi dégradé : douleurs musculaires renforcées, problème au niveau des cervicales causé en partie par une literie d'appoint inadaptée à mes problèmes de santé, fatigue cumulée, anémie... Et dans une semaine je passerai du statut de locataire au statut de "sans domicile fixe hébergée temporairement par sa famille". J'aimerais qu'on en tienne compte, j'aimerais juste qu'on tienne compte de tout ça. 

 

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Published by Emilie Thieuw
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Qui Suis-Je ?

  • : Je veux un logement dans le Nord
  • Je veux un logement dans le Nord
  • : Mon périple pour obtenir un logement social au nord de la métropole lilloise de mars 2008 à septembre 2013.
  • Contact

Je m'appelle Emilie Thieuw. Je suis née en 1984 à Tourcoing. J'y ai grandi, fait mes classes de la maternelle au baccalauréat, appris le solfège & le piano au conservatoire municipal, fait du bénévolat dans une amicale laïque, travaillé au sein des centres sociaux de quartier et des magasins du centre-ville.

 

Ma première demande de logement social dans le Nord a été déposée le 6 mars 2008, avec l'aide d'une assistante sociale de la ville de Tourcoing. Sans nouvelle de la part des agences de HLM, j'ai été contrainte de m'expatrier en Lorraine en septembre 2008. Depuis, on ne m'a fait visiter qu'un studio, ce qui ne correspond pas au seul critère de ma demande : avoir un T2 pour pouvoir recevoir amis et famille ailleurs qu'autour de mon lit... Cette visite c'était fin 2010, depuis... plus de visite.